Kanopé 2. Héritage

S ix ans plus tard. Jean a enfin la possibilité de retourner dans la forêt et de retrouver Kanopé. Cependant, il n’est pas le seul à vouloir pénétrer les secrets de la jungle. La mégacorp Astadel est également sur place, autour de la vieille centrale nucléaire plus précisément. Réunion longtemps espérée et appât du gain vont immanquablement s’entrechoquer. De quoi réveiller la colère d’une nature défigurée par la folie des hommes ?

Après une introduction nécessaire pour comprendre le grand changement dans la vie de Kanopé, Louise Joor démarre en trombe un nouveau chapitre de sa série post-apocalyptique. Les prémices sont similaires à ceux du premier tome, la surprise en moins. Plus thriller pur que fable écologiste, ce qu’Héritage perd en originalité, il le gagne en énergie. Un soupçon d’Avatar, une pincée de Missing in Action, des protagonistes réduits à leur plus simple expression et quelques incohérences (des traces de sang qui résistent à des années de climat tropical), le résultat s’avère bien convenu. Le lecteur se rattrapera avec le rythme soutenu et à un découpage ultra-efficace.

Graphiquement, là aussi la continuité est totale. Malgré des couleurs un peu fades – difficile de reconnaître la luxuriance amazonienne -, la dessinatrice propose une copie de bon aloi. Les scènes d’action, en particulier, sont très bien exécutées tandis que la détermination de l’héroïne est palpable dans chacun de ses regards.

En résumé, un scénario bien trop linéaire pour surprendre et un traitement des personnages simpliste, Héritage déçoit en n’exploitant pas toute la richesse potentielle de son cadre général.

Moyenne des chroniqueurs
5.0