Carmen Mc Callum 17. Cyberie

J e fais souvent cette lecture étrange d'une femme qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre…

Il y a du Verlaine chez Carmen. Les dessinateurs se succèdent, les formes varient mais l’esprit demeure.

Difficile de reprendre une série surtout derrière Gess ou Emem, pourtant Louis ne démérite en rien et trouve ses marques dans un cahier des charges graphiques qui ne laisse que peu de latitudes. Sur un scénario lui aussi dans la lignée des albums précédents -mais comment en serait-il être autrement ? -, Fred Duval ressuscite d’anciens personnages, assurant ainsi une transition en douceur sur ce nouveau cycle.

Pour le reste, pas de (mauvaises) surprises : une Carmen toujours aussi sûre d’elle-même, une mission qui ne manque pas d’adrénaline et un ennemi qui revient hanter son exécutrice… Du grand spectacle en perspective dans un univers post-apocalyptique et glacé dont nul ne sait de quelle manière l’égérie de Gazdrom s’en sortira.

Cybérie s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs et cultive les charmes d’une héroïne rajeunie, mais plus Carmen que jamais !

Moyenne des chroniqueurs
7.0