Griffonne 1. La quête de la team Diabolette

B ouille-en-Joie prépare-toi ! Griffonne vient de débarquer chez son parrain Croque-mitaine. Expédiée chez les humains par « papa-Lulu » après une grosse bêtise, la fillette écarlate suivra désormais sa scolarité dans le village, tout en menant une mystérieuse mission. Sur les bancs de Saint Petit-Bois, la démone rencontre Séraphin et Lili, qui l’accompagnent dans ses journées animées. Et quand un signal se fait entendre sur son bipomètre, elle mène l’enquête…

Une bourrasque écarlate a fait irruption chez Vents d’Ouest au début du mois de mars. Dotée d’un caractère infernal, la nouvelle héroïne, imaginée par Elsa Corradi et Fabien Ronteix (Marguerite Broquedis), n’a ni la langue ni les cornes dans son sac (« monster-mounche », et des manières expéditives.

Dans ce tome introductif, l’entrée en matière est rapide. Elle pose le personnage et le décor avant d’entrainer les lecteurs dans une aventure aussi échevelée que la protagoniste. Les présentations avec les autres acteurs, ainsi que les recherches, sont faites en suivant le rythme effréné imposé par Griffonne. Ainsi, l’action omniprésente va crescendo tandis que les situations se succèdent en se complexifiant progressivement. Néanmoins, les auteurs ménagent quelques pauses permettant d’étoffer l’univers, d’approfondir les relations entre les membres du trio et, par touches, d’en apprendre davantage sur ce que cherche la petite démone. Ils abordent également des thèmes importants, comme le harcèlement, la différence ou l’hypersensibilité, bien qu’ils ne s’y attardent pas et que le ton humoristique l’emporte. Ce dernier se retrouve par ailleurs dans les nombreux jeux de mots et références parsemant les dialogues et les éléments de décor. D’ailleurs, un sourire s’étire parfois en lisant l’héroïne morpionner certaines expressions.

L’histoire est portée par un dessin à quatre mains caractérisé par son dynamisme. Tandis que le design des nombreux monstres représentés est l’œuvre d’Elsa Corradi, Fabien Ronteix anime avec expressivité la galerie des intervenants et assure la mise en couleurs. Les planches se révèlent plutôt denses et fourmillent de détails apportant du relief à l’environnement. Çà et là, des pleines pages donnent du champ, afin de mieux apprécier les lieux : village, manoir ou même bibliothèque.

Griffonne est dans la place ! Avec elle, La quête de la Team Diabolette ouvre avec fracas une série jeunesse non dénuée de qualité, malgré un côté un peu précipité.

Moyenne des chroniqueurs
5.0