La vallée des oubliées La Vallée des oubliées

C lark, bushwacker repenti, traque son passé pour se venger. Laissé pour mort par d’anciens complices, il revient à la vie grâce aux soins de Mac Pherson et Skeena, deux des locataires d’un mystérieux fortin perdu au fond d’une vallée, là-haut dans les montagnes. Mais, comme toujours, à force de poursuivre les fantômes, il arrive qu’ils finissent par vous rattraper…

Avec La vallée des oubliées, Alain Henriet s’essaie avec bonheur à un nouveau genre, grandement accompagné par Pierre Dubois et Usagi.

Pour une première fois, le dessinateur de Black Squaw a vu grand en optant pour un ouvrage plus que consistant. Il faut dire que le scénario de Pierre Dubois est généreux. En effet, le scénariste de Sykes qui n’en est donc pas à son coup d’essai, livre un récit qui synthétise toutes les figures imposées du western, avec une petite particularité qui en fait toute la singularité. Heureusement, l’enchaînement des thématiques typiques du Far West s’opère avec fluidité, évitant ainsi l’écueil du catalogue. Il en résulte une histoire solide, équilibrée et cohérente, voire âpre, qui sait répartir la lumière sur les différents protagonistes et maintenir le lecteur en haleine tout au long des cent quarante-deux planches de l’album.

Pour ce qui relève du dessin, Alain Henriet ne change pas son style et reste dans un registre qu’il maîtrise. Mais pour l’occasion, il s’offre des planches superbes, tant dans leur dynamisme lors des scènes d’action que dans leur composition, notamment lors des chevauchées à travers des paysages au rendu particulièrement réussi. Sur ce dernier point, la prestation d’Usagi est à signaler… même si le travail réalisé en noir et blanc est, lui aussi, impressionnant.

Sans réinventer le genre, La vallée des oubliées est de ces albums que l’on prendra plaisir à ranger soigneusement dans sa bibliothèque, pour l’apprécier à nouveau dans quelques temps.

Moyenne des chroniqueurs
7.0