Fauve, l'exorciste du Louvre 2. Tome 2
U
ne exposition se tenant au Louvre-Lens nécessite le transport de six sphinx. À peine arrivés, ils disparaissent. Appelées sur les lieux en pleine nuit, Fauve et son apprentie mènent l'enquête. C'est en sondant les employés qu'elles trouvent la clef du mystère. De retour à Paris, les deux jeunes femmes ont à peine le temps de se reposer que les voilà alertées par le directeur du Louvre : une salle a emprisonné ses visiteur et refuse de les faire sortir. Là encore, l'exorciste devra se remuer les méninges pour comprendre les raisons de ce blocage.
L'ambiance créée dans cette série reprend celle des récits d'exorcismes nippons, tels Yugen Kaisha Exorcims S.A, que l'autrice transpose en France. Des œuvres d'Art ou des salles se retrouvent possédées. Et dans ce cas, qui appelle-t-on ? À l'exorciste en chef du musée. Accompagnée de sa disciple, elle triomphe après avoir compris ce qui a amené la possession. Cette trame est commune à tous les chapitres. La répétition du procédé justifie le léger bémol infligé après lecture. En fin de volume, quelques informations sont données à propos du prédécesseur du personnage principal mais cela ne suffit pas pour créer une impatience irrésistible de découvrir la suite, même si les différentes histoires peuvent s'avérer touchantes.
Le trait de Paula Andrade mélange efficacement le style européen et celui du josei manga. L'action se déroulant à Paris, la plupart des protagonistes ont une physionomie européenne. Les lieux, parmi lesquels les salles du musée, et les œuvres servant de supports aux intrigues sont fidèlement reproduites. Lors des scènes d'actions, la dessinatrice ne lésine pas sur les trames sans pour autant négliger les détails dans ses dessins qui ne manquent pas de rythme.
En dépit de ses points faible, ce deuxième tome de Fauve l'exorciste du Louvre est divertissant.
5.0


