Créatures fantastiques 1. Volume 1

D escendant d’une famille de mages, Ziska est apprentie vétérinaire auprès de Nico, qui lui serine que les pratiques de ses ancêtres n’ont plus cours maintenant que la science s’est largement répandue. Pourtant, la fillette entend bien mettre à profit son héritage pour secourir les animaux fabuleux qui se font de plus en plus rares pour l’œil humain. C’est ainsi qu’elle a entrepris de soigner un lindworm blessé, sous la surveillance de son mentor en apparence sceptique. Ce ne sont là que les prémices.

Place au merveilleux dans Créatures fantastiques, le nouveau titre édité par Komikku en ce début d’année. Dans ce premier tome (sur trois publiés au Japon où la série est encore en cours), le lecteur est invité à découvrir le quotidien de la jeune et attachante Ziska, dont chaque rencontre est l’occasion d’approfondir sa formation et de mettre à l’épreuve ses dons. La trame narrative est classique et simple – trop ? Chaque chapitre s’attache à montrer l’héroïne à la découverte des spécificités d’une bestiole insolite dont elle est amenée à s’occuper. Lindworm, salamandre, wolpertinger et kelpie, le bestiaire imaginé par Kaziya se révèle déjà fourni et les caractéristiques des différentes espèces sont abordées tour à tour. Bien que le récit soit un peu répétitif, l’auteur ne manque pas d’intégrer de nouvelles têtes et des questionnements sur la pertinence ou les effets des soins prodigués. Pratique et expérimentation, tout comme talents conjugués entre science et magie, sont donc au cœur d'un propos au ton faussement léger, comme le prouvent certains commentaires de Nico.

L’histoire est portée par un trait arrondi et expressif qui confère beaucoup de charme au dessin. Le découpage net et précis assure une bonne lisibilité, tandis que les cadrages sont variés, alternant de gros plans sur les visages avec des scènes plus larges. Les trames restent discrètes. Enfin, un beau travail a été fourni sur les créatures elles-mêmes, qu’il s’agisse d’une espèce particulièrement gracieuse ou, au contraire, plutôt rondouillarde et amusante, ainsi que sur les détails.

Rafraîchissantes, les aventures de la petite Ziska avec les bêtes chimériques qu'elle soigne offrent un bon moment de détente. Espérons toutefois que le prochain volume approfondira l'intrigue et saura s'affranchir peu ou prou du schéma redondant de cet opus d'ouverture.

Moyenne des chroniqueurs
6.0