La cathédrale des Abymes 2. La guilde des assassins

S inead a été recueillie par une mystérieuse peuplade. Elle va trouver repos et assistance. Cependant, être en possession de l’évangile d’Ariathie lui garantit le retour de gros ennuis. À leur tête, un homme redoutable qu’elle a bien connu et qui a des comptes à régler. De son côté, Pier de La Vita va obtenir que la justice s’intéresse à son conflit avec le mage Ronfield qui n’aime pas vraiment que l’on salisse son image.

La série La cathédrale des Abymes se poursuit sur les mêmes bases que celles qui ont fait du premier tome une introduction réussie. Jean-Luc Istin continue d'alterner les histoires de ses deux personnages principaux, Sinead, la Templière, et Pier de La Vita, le bâtisseur. Aucune précipitation de la part du scénariste qui distille les informations permettant d’enrichir son univers – avec les Druidds, l’intriguant peuple du désert, par exemple –, ainsi que ses acteurs, y compris secondaires. Leur caractérisation les rend attachants ou, pour le moins, intéressants. Il y a toujours des plongées dans le passé, mais il ne s’agit plus de seulement étoffer et construire le contexte. Les événements d’antan rejoignent la trame du présent et influencent l’avenir. La toile se tisse habilement et l’envie de voir où et comment ils se rejoindront est de plus en plus forte.

L’attraction pour cette saga tient également, bien entendu, au graphisme remarquable proposé par Sébastien Grenier. Le rythme modéré de l’aventure lui permet de construire des décors urbains et naturels à l’atmosphère prégnante, exposant et détaillant sans jamais figer grâce à une mise en scène et des choix de cadrages et d’angles de vue judicieux. Le tout est sublimé par la méticulosité de la colorisation à la peinture et de la gestion de la lumière.

Une confirmation doublée d'un régal.

Moyenne des chroniqueurs
8.0