Blake et Mortimer 25. La Vallée des Immortels - Tome…

À Lhassa, le palais de Basam-Damdu vient d’être pulvérisé par l’attaque éclair des Espadon. Plus à l’Est, la Chine est en ébullition. Les Communistes de Mao entament leur grande marche et Tchang-Kaî-Chek doit se replier sur Taïwan. Voulant profiter de cette situation chaotique, un seigneur de la guerre, Xi-Li, lorgne également sur le pouvoir. Il pense arriver à galvaniser ses troupes grâce à des documents historiques prouvant son ascendance impériale. Arrivés à Hongkong pour participer à la défense de la Colonie, Blake et Mortimer se retrouvent au cœur de la tourmente.

Pour son septième scénario mettant en scène les célèbres héros créés par Edgar P. Jacobs, Yves Sente semble avoir trouvé la formule idéale (le professeur Sato est fier du travail accompli). Une assise historique solide, un cadre archéologique cohérent, quelques inventions technologiques, du flegme à revendre et, tel un phénix à l’âme brûlée à jamais, un Olrik prêt à tout pour se venger. Absolument tous les éléments qui ont fait la gloire des Aventures de Blake et Mortimer sont présents bien à leur place, textes narratifs envahissants compris of course.

Tome avant tout introductif, La vallée des immortels débute là où le Secret de l’Espadon s’achève et s’enchâsse naturellement dans le flot narratif de l’œuvre mosaïque de cette entreprise éditoriale devenue tentaculaire au fil des albums. Teun Berserik et Peter Van Dongen, le duo de dessinateurs bataves à la ligne claire bien acérée dont c’est la première aventure en terre franco-belge, ont repris le flambeau et se fondent organiquement dans le style graphique de rigueur. Le résultat est très impressionnant. Sans arriver à l’élégance ultime du regretté Ted Benoît, leur trait ultra-lisible et précis s’avère être des plus convaincants.

Après plusieurs titres décevants, La vallée des immortels redonne de l’allure à une série s’étant un peu trop reposée sur son aura. Charme rétro, péripéties hautes en couleur et coups de théâtre attendus, mais habilement placés, la lecture se montre captivante. Le retour aux sources est total et impeccable, plus de soixante-dix ans après leur apparition, Blake et Mortimer sont toujours fringants !

Moyenne des chroniqueurs
7.0