Ric Hochet (Les nouvelles enquêtes de) 6. Le tiercé de la mort

P aris, 1970. Pendant une course de chevaux présentée à l’hippodrome de Saint-Cloud, trois purs sangs sont abattus. Le lendemain à de Longchamp, deux jockeys sont tués, un troisième est grièvement blessé. Il semblerait qu’un mystérieux gang de criminels organise des paris sur la mort. Heureusement que Ric Hochet, de même que sa consœur et compagne, Nadine, mènent l’enquête.

Ric Hochet est la quintessence de la bande dessinée à papa. Zidrou l’a compris. Un décor vieille France, des personnages archétypaux, sans oublier une trame tarabiscotée, nappée d’un humour bon enfant. La recette a fait le succès de Tibet et Duchâteau, pendant soixante-dix-huit opus, alors pourquoi briser une formule gagnante?

Le tiercé de la mort, sixième tome des Nouvelles aventures de Ric Hochet, ne déroge pas à la tradition. Cela dit, l’histoire est adroitement conduite et le rythme soutenu, les rebondissements se révèlent nombreux et les motivations des délinquants apparaissent plutôt originales. L’épisode affiche même une touche de modernité alors que la fiancée du héros démontre qu’elle n’a pas froid aux yeux. Pour tout dire, elle ne se contentera pas longtemps de jouer les seconds violons.

Van Liemt s’impose comme un digne héritier de l’illustrateur de Chick Bill. Tel son prédécesseur, il adopte un trait réaliste avec de légers accents caricaturaux, notamment dans les regards et les réactions des acteurs qui sont parfois exagérés. Le découpage se veut nerveux, les plans se succèdent rapidement pour donner du tempo à l’entreprise. La colorisation repose quant à elle sur des couleurs vibrantes qui habillent bien ce récit endiablé.

Une lecture agréable qui sent bon la nostalgie. Certes, il n’y a fondamentalement rien de nouveau dans cet univers, mais c’est toujours chouette de revoir le reporter à la houppe blonde.

Moyenne des chroniqueurs
6.0