Résumé: Notre histoire débute dans les années 1930 lorsque le crâne de René Descartes, trésor de la collection de Georges Cuvier, déambule parmi les squelettes de la galerie d’Anatomie comparée au Jardin des Plantes, en attendant son transfert au musée de l’Homme. Mais après sa trop longue histoire, il est en proie à une grave crise d’identité : le doute dont il avait fait un outil infaillible le ronge, et il n’est même plus sûr d’être qui il est.
Autour de lui, les reliques animales s’animent elles aussi et entrent en dialogue avec le théoricien de l’« animal-machine ». C’est donc une enquête qui commence, conduite de main de maître par la grande baleine bleue. Il faut aider le crâne à y voir clair, reconstruire son passé et, pourquoi pas, le faire revenir sur certaines théories erronées !
Je devrais peut-être me méfier chaque fois qu’on vante une BD comme un chef-d’œuvre. Parfois, je me prends une sacrée claque. Suis-je alors si différent des jurys ou des journalistes qui encensent certaines œuvres sans doute plus méritantes ? Ou est-ce simplement mon ressenti personnel ?
Cette BD me rappelle le triste épisode « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres ». Bien que le récit n’ait pas le même registre, l’approche expressive et délirante est similaire. En gros, il s’agit de suivre une tête de mort dans ses pérégrinations diverses.
On découvre qu’il s’agit du célèbre philosophe René Descartes, venu mourir en Suède en 1650. Le texte est rempli de bavardages incessants, qui finissent par m’avoir littéralement assommé au bout d’un certain temps de lecture. J’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout, au point de vivre cette lecture comme un véritable calvaire. En ce qui me concerne, il n’y a rien de pire.
Donc, si cette tête de mort venue de Suède n’est pas pour moi une œuvre puissante ou magistrale, elle pourrait peut-être l’être pour vous. Quant à moi, tous ces crânes flottants m’ont donné un mal de tête, heureusement non mortel. L’aspirine peut-être, selon la nécessité !