Le 27/02/2026 à 16:00:12
Dans Snow Angels, il fait froid. Non pas le froid chantant et dansant de la Reine des Neiges mais plutôt un froid implacable et piquant parfaitement retranscris par Jock dans son style reconnaissable entre mille. Si l’atmosphère de cet album est très prenante, j’ai cependant été déçu que le scénario de Jeff Lemire n’ait pas eu plus de choses à raconter (Snow Angels 2022, vol. 1 et 2). L’histoire débute avec une famille, recomposée, et le récit est raconté du point de vue de la petite fille. On ne sait trop rien, comme nos personnages d’ailleurs, de l’endroit où l’on se trouve si ce n’est que cela commence dans une longue tranchée enneigée. Il y aurait des "tranchéens", des "engelés", un homme des neiges en guise de Père Fouettard, des robots et plus encore mais toute l’histoire repose sur cet environnement désespérément blanc, seulement ponctué de quelques inévitables touches de sang, et sur le mystère – ou la peur – qui l’entoure. L’ambiance m’a rappelé celle du film Alien, premier du nom, dans lequel la tempête était un personnage à part entière et l’élément fantastique demeurait inexpliqué jusqu’à la conclusion de l’histoire. Même en refermant l’album on ne saura trop rien de ce qui est arrivé. Je ne suis pas réfractaire à l’idée de conserver un peu de mystère mais j’aurais aimé, si ce n’est pour la jeune héroïne au moins pour le lecteur, que certaines idées soient clarifiées. Déjà, pourquoi patiner à longueur de journées dans un désert de glace ? Pour ne pas mourir tel un Transperceneige sur patins à glace ?BDGest 2014 - Tous droits réservés