Résumé: L’EXPÉRIENCE A DÉTRUIT LEURS VIES. 30 ANS APRÈS, LE CAUCHEMAR RECOMMENCE !
1983. Une île du Pacifique. Un matin, une lumière intense se répand en une fraction de seconde...La vie des habitants vient de basculer et leurs souvenirs sont comme effacés...
25 ans plus tard, Los Angeles. Jonathan Caldwell a parfois l'impression d'être ébloui par des halos de couleur verte, ses rêves devenus cauchemars semblent bien trop réels... Pour Joanathan, c'est le début d'une succession d'énigmes liées à son passé. Il lui faudra retrouver et agencer les morceaux d'un puzzle incroyablement complexe et dangeureux....
J
onathan Caldwell, jeune homme bien sous tous rapports, mène une vie des plus remplies. Son métier de traducteur – il ne parle pas moins de huit langues – lui permet de voyager et de participer à différents évènements culturels. Tout irait pour le mieux si, à plusieurs reprises, il n’était pas victime, la plupart du temps en plein jour, d’étranges crises. Heureusement, ces épisodes ne durent jamais longtemps pour vraiment le gêner. À la sortie d’un festival de cinéma où il officiait comme interprète, il est interpellé par un étrange vieillard porteur de révélations concernant son enfance. Quelques jours plus tard, cet incident alors oublié, Caldwell apprend que cet homme a été retrouvé mort dans des circonstances inexpliquées…
Le premier tome de Phoenix, série prévue en cinq volumes, est avant tout une mise en place, alléchante, d’une intrigue particulièrement alambiquée digne des meilleurs thrillers américains. Jean-Charles Gaudin (L’assassin royal, Marlysa) change de registre pour ce nouveau titre. Loin de la fantasy, son scénario se déroule aujourd’hui, entre USA et Europe. La trame générale, qui, par moments, fleure bon les X-Files, est, pour l’instant, passablement nébuleuse. Un héros propre sur lui, mais perturbé par un étrange syndrome, de vagues souvenirs à moitié oubliés, des documents « top secret », un tueur en série et, tapies dans l’ombre, des silhouettes aux longs imperméables. Le lecteur, comme le protagoniste principal, est un peu perdu. Heureusement, le scénariste a très bien su « enrober » son histoire. Les personnages sont particulièrement bien campés, les scènes de tous les jours très crédibles et, comme le festival du film écologique par exemple, très bien documentées. Les différents éléments perturbateurs s’insèrent, petit à petit, dans la vie quotidienne de Caldwell ouvrant la porte à de nombreux développements potentiels. Gaudin installe ainsi un suspens des plus efficaces.
Frédéric Peynet (Le Feul) démontre avec brio que sa palette n’est pas limitée à la seule heroic-fantasy. La réalisation graphique de cet album est impressionnante. Plusieurs scènes, à travers Paris, particulièrement les intérieurs des Galeries Lafayette et les vues de New York, sont tout simplement impressionnantes. La précision dans les détails et la parfaite intégration des personnages et de l’action évoquent, dans un style néanmoins très différent, au travail de Philippe Francq dans Largo Winch. La mise en couleurs de Delphine Rieu est à la hauteur. La coloriste réussit à retranscrire les différents tons du récit très précisément – des jours ensoleillés de l’enfance aux terrifiants cauchemars souterrains -, sans jamais trahir ou couvrir le trait du dessinateur.
La suite se fait d'ores et déjà attendre avec impatience.
Les avis
Erik67
Le 26/11/2020 à 14:32:24
Cette paire d'auteurs que sont Gaudin et Peynet a produit une série que j'avais beaucoup aimée à savoir Le Feul. Ils reviennent avec une histoire d'expérience plutôt étrange dans un univers d'hallucinations zombiphiques mêlées à la réalité. J'ai tout de suite apprécié le dessin ainsi que la colorisation qui nous font entrer dans le vif du sujet.
L'intrigue paraît très intéressante mais on nous livre si peu d'éléments que cela en devient frustrant. A titre de comparaison, Bec dans son Prométhée nous livre un mystère dont on saisit les contours même s'il y a une multiplication de faits étranges. Ici, ce n'est pas le cas d'où un sérieux manque de lisibilité.
Tout semble tourner autour d'un personnage alors que la couverture affiche un groupe d'enfants. Il aurait été par exemple intéressant de voir ce que deviennent ces autres protagonistes qui ont subi la même expérience. Un bon point pour un final plutôt flippant.
En conclusion, nous avons là une bonne série qui démarre bien mais dont on attend beaucoup pour la suite. Il ne suffit pas d'une bonne phrase d'accroche. Il faut assurer derrière au risque de décevoir le lecteur fan de série à la X-Files ou autres joyeusetés flirtant avec le fantastique.
herve26
Le 10/12/2010 à 21:00:21
Un sentiment de frustration m'a pris à la fin de la lecture de ce premier volume.
En effet, j'ai l'impression que l'histoire débute littéralement à la dernière page du livre, tout du moins le mystère de cette expérience annoncée sur la couverture même du premier opus.
Après une série "Feul" très réussie et surtout magnifiquement illustrée, Gaudin et Peynet reforment leur duo.
Le dessin réaliste de Peynet est toujours aussi efficace mais le scénario fait planer tellement de questions qu'il en devient presque décousu. On se demande quel lien existe entre le serial Killer, John et la fameuse expérience.
Une longue introduction certes aguichante mais qui m'a laissé sur ma faim
BIBI37
Le 21/11/2010 à 20:36:46
Un premier tome assez brouillon où visiblement notre héros aurait été soumis pendant l'enfance avec d'autres enfants à une explosion nucléaire ou une expérience du même genre. De nos jours il est en proie à des hallucinations où des,êtres au corps calcinés le poursuivent pour le tuer. A moins que tout cela ne soit pas qu'un rêve.
Le scénario ne vous en livrera pas plus dans ce premier opus et les questions restent donc sans réponse. L'ambiance n'est pas sans rappeler "le territoire" de Corbeyran.
Les dessins sont de qualités, la mise en couleur impeccable.
Mais le tout donne un gout d'inachevé. A suive donc d'un oeil attentif.
6/10.