Info édition : Mention "/001" après l'ISBN en page 104. Dos toilé bleu et titre doré au 1er plat, avec 4 pages de croquis "Dans l'antre de l'artiste" en fin d'album.
Résumé: Quand l'ombre des dragons plane sur la Ville-Lumière
Paris, 1900. Voilà mille ans que les dragons vivent cachés de tous, scellés dans les statues et gargouilles à leur effigie. La légende prétend que seul le sacrifice d'un être de grande magie peut protéger Paris de leur colère et préserver le sort qui les maintient endormis. Mais alors qu'une sirène, destinée à ce funeste destin, est secourue in extremis par une princesse hawaïenne tombée sous son charme, l'ombre malveillante des dragons plane à nouveau sur la Ville Lumière. Et des catacombes au parvis de Notre-Dame, une romance naît sous l'éveil d'un mal millénaire... Et si les dragons envahissaient le Paris de la Belle Époque ? De ce postulat surréaliste, Joann Sfar et Tony Sandoval tissent leurs imaginaires dans un canevas d'aventures, de combats, de sacrifices, d'amour et d'humour. Un voyage folklorique, enjoué et libérateur, aux planches d'une beauté épique à couper le souffle.
I
l y a plus de mille ans, un humain rencontrait pour la première fois un dragon. Ce qui aurait pu être le début d’une relation paisible et aimante, prit immédiatement la tournure d’un conflit où l’épée combat les flammes. À l’heure où Paris est encore l’embryon de la grande ville qu’elle deviendra, le moine Mabillon passe un accord avec les reptiliens. Pour ne pas être éternellement chassés, ils doivent se faire discrets et sont donc figés dans un profond sommeil, statufiés. Mais en 1900, la Ville Lumière est plongée dans l’agitation lorsqu’un évènement inattendu vient perturber ce subtil équilibre.
Pour ce one-shot proposé dans un bel écrin au dos toilé, le casting avait de quoi séduire les bédéphiles en réunissant Joann Sfar et Tony Sandoval. L’idée de départ est astucieuse et l’action prend rapidement place dans un Paris de la Belle Époque merveilleusement mis en images. Immédiatement, toutefois, le narrateur omniscient qui conte l’histoire désarçonne par son ton léger, et les tournures familières employées. Il est, dès lors, relativement difficile de pleinement entrer dans ce récit qui s’avère, il faut bien le dire, assez pauvre en rebondissements. La romance qui sert de clé de voûte à l’ensemble, si elle est intéressante, est par ailleurs un peu lourde et très largement convenue. Quelques situations et bon mots prêtent à sourire, accompagnés par le trait caricatural pour lequel a opté Tony Sandoval. Mais l’humour reste particulièrement en deçà de ce que peut proposer Joann Sfar dans la série Donjon, qu’il coscénarise avec Lewis Trondheim.
Le Paris des dragons est une lecture qui n’est pas désagréable mais assez loin d’être franchement mémorable.