Le 16/03/2026 à 00:17:45
Voilà ce qui s’appelle un page turner. « Off » a tout d’un script de série Netflix transposé en BD. Par son sujet d’abord : Une tempête solaire géante qui engendre une coupure massive d’électricité sur Terre. Cela est déjà arrivé en 1859 ; c’est qu’on a appelé « L’évènement de Carrington ». En théorie, c’est donc tout à fait possible. Les conséquences en cascades seraient bien réelles et la situation deviendrait très rapidement critique pour l’ensemble des sociétés humaines. Ensuite, « Off » regroupe tous les ingrédients indispensables à ce type de récit catastrophe : de l’action à tous les étages, des réactions en chaine, une ambiance d’apocalypse, des personnages à la psychologie torturée, des militaires, des politiciens, un scientifique, du survivalisme, de l’adversité, l’émergence d’un ordre fasciste… rien ne manque au cocktail auquel le foisonnement de séries, films, bouquins, BD sur le même thème nous ont habitués. La bonne nouvelle est que la sauce prend vite et très facilement. Les 350 pages s’enchainent à un rythme frénétique, séquencé par plusieurs arcs narratifs. La patte experte de Romain Renard se devine. Les enjeux couvrent un champ important et sont suffisamment crédibles pour que l’on puisse s’y projeter et, surtout, pour vouloir connaitre la suite. Tout a été pensé pour l’efficacité et ça marche. La mauvaise nouvelle est que les rebondissements et révélations paraissent souvent forcés, que les personnages ne sont pas particulièrement attachants, que quelques facilités scénaristiques permettent d’enjamber certaines situations bancales, et pour finir, que le dessin est parfois approximatif. Avec une partie graphique plus précise, comme celle que l’on retrouve dans « Islander » par exemple, l’album aurait beaucoup gagné en qualité. Une BD très actuelle, solide, à lire pour jouer à se faire peur et pour le shoot d’adrénaline.Le 11/03/2026 à 15:49:43
Relativement déçu par la dramaturgie apportées dans cette BD par rapport à l'intrigue initiale. J'imaginais une ambiance anxiogène, plongé dans le noir et le chaos... pour finir sur un scénario convenu, des personnages au destin convenu aussi. Le tout dans une ambiance populiste qui ne change pas vraiment des actualités des chaines d'info en continue (Trump & Co).Le 12/02/2026 à 17:51:12
Que ferons nous quand notre monde basculera dans le noir ? Quand sera venu le temps du black-out ? C'est la question au coeur du scénario de ce gros album en forme de série télé. Une construction originale qui met les personnages au centre d'une intrigue digne d'un véritable page-turner. 352 pages ! Excusez du peu pour ce très gros album qui nous est même proposé comme un page-turner : alors il va falloir en tourner des cases et des planches ! Au scénario sont crédités, le touche à tout Romain Renard et le réalisateur Olivier Tollet. Tous deux ont déjà collaboré sur l'adaptation en film d'animation de la BD Melvile. Au dessin, un autre touche-à-tout (fondeur, graveur, ...), Patrice Réglat-Vizzanova, celui de Djemnah ou du Passager. Avec un tel trio aux manettes, nul doute que ce gros album Off va décoiffer, surtout qu'il est question du black-out de notre monde à la suite d'une éruption solaire. Bref, c'est le début de la fin ! D'ailleurs pour l'ambiance, les auteurs proposent même des dédicaces dans le noir, à la lampe de poche ! Tout commence par quelques aurores boréales. Habituellement de beaux spectacles, mais ceux-là vont survenir hors saison, hors latitudes. Et puis c'est le black-out : « on a une coupure sur toute la ville, on a perdu les signaux gps et gsm. L'aéroport n'a plus de contact avec les avions en approche. » Jusqu'au groupe électrogène de l'hôpital qui est en rade. Les financiers sont ruinés, les pillages se multiplient, les magasins n'ont plus ni piles ni bougies, on fait la queue pour l'eau des citernes ou pour la soupe, l'extrême droite attise les haines, les centrales nucléaires fuient de toutes parts, les virus s'échappent des labos, ... « Tout part en vrille et bien plus vite que n'importe qui ne l'aurait imaginé » et comme dit l'un des personnages : « ça sent le remplacement par le règne animal ». Nous sommes en Belgique, pays divisé s'il en est (mais lequel ne l'est pas ?) ce qui est bien commode pour la démonstration et les péripéties politiques. Il y a là Anne van Obel, ministre. Benoit, son frère, un flic qui va être rattrapé par quelques erreurs de jeunesse et dont la femme vient tout juste de mourir en couches alors que l'hôpital basculait Off. Et même Louise, la princesse héritière du royaume de Belgique. Et puis Eva, la petite qui est « née le jour où tout a commencé ». Quelques personnages, quelques destins qui vont s'entrecroiser. L'idée date de 2018 quand Romain Renard tombe sur la tempête solaire de Carrington en ... 1859 qui secoua quelque peu la télégraphie balbutiante d'une époque où tout n'était pas encore connecté. Les auteurs se mirent en tête d'en réaliser une série tv mais le projet ne vit pas le jour, d'où l'idée de cette BD. C'est ce qui explique la construction de cet album : les amateurs de film catastrophe post-apocalyptique seront peut-être déçus car ce qui intéresse les scénaristes ce n'est pas le chaos lui-même, mais ce qui bascule dans le quotidien des gens ordinaires (ou presque) quand le chaos advient ... Cette structure du récit, inspirée de l'univers des séries télévisées, est assez rare dans le secteur de la bande dessinée, et se révèle plutôt savoureuse. Et vous que ferez-vous ? Quelle sera votre attitude ? Quel camp choisirez-vous ? Alors levons le voile tout de suite : oui, c'est bien un véritable page-turner et ce n'était pas un simple argument marketing ! Comme dans une série tv, les scénaristes ont mis le paquet sur les personnages dont les destins s'entremêlent et on dévore ce récit captivant à tel point qu'une seconde lecture s'imposera assez vite (total : 700 pages de BD pour ceux qui savent compter). Comme dans ses autres albums, le dessinateur Patrice Réglat-Vizzanova possède un sacré coup de crayon en particulier pour croquer des personnages très expressifs (postures, visages, ...).Le 06/02/2026 à 20:07:27
Mouais, mouais, mouais. Pas fini mais moyen moyen apres 3/4. C'est un gros pavé mais tres cliché. Encore un scénario last day in the word mais version belgium. Et franchement, se dire que tu vas crever avec le reste de l'humanité... en Belgique. P'tain les gars, bonjour la déprime.BDGest 2014 - Tous droits réservés