Info édition : Volume à effets métallisés sur la couverture, le dos et le 4e plat. Avec en sus des différentes histoires, des articles par Claire Barbe et une nouvelle par Tanguy Mandias, illustrés par Mathieu Bablet. Beaulin est crédité dans l'ours comme "Titouan Beaulain".
Résumé: Johnson et Sheridan, deux membres de l'Ordre de Minuit, ont pour mission de traquer à travers le globe les sorcières trop puissantes, celles qui sont un danger pour le monde et pour elles-mêmes. À chaque capture c'est la même chose : les mains des femmes sont invariablement tranchées, afin de tarir la source de leurs pouvoirs. À mesure que Sheridan se questionne sur la légitimité de ses actions au sein de l'ordre, Johnson va faire face à une problématique cruelle : la prochaine sorcière surpuissante à traquer est sa propre sœur. Entre indéfectible fidélité à l'Ordre et remise à plat de cette organisation séculaire, les aventures de ces deux sorcières vont les mener à une confrontation inévitable.
Eh bien, c'est du Bablet. C'est moralisateur, féministe, anti-occidental, anti-modernité, et tout ce que vous voudrez. Pourtant, le concept est bon.
Un Ordre secret qui chasse des sorcières trop puissantes pour les empêcher de faire du mal à l'humanité, c'est une bonne idée. Mais c'est Bablet. On sait déjà comment ça va finir. Les sorcières sont des pauvres petites victimes. Parce qu'elles sont des femmes, forcément. Alors on nous balance des leçons d'histoire très fortement teintées de pseudo-féminisme activiste.
Mais j'aimais le concept! Bablet est toujours au scénario (sauf pour un chapitre), mais les dessinateurs se relaient au fil des chapitres. C'est cool, ça. Quoique, certains des dessinateurs invités ne sont vraiment pas talentueux, mais peu importe. Si ça n'avait été qu'une histoire de sorcières contre sorcières, d'Ordre secret qui traque des personnes peut-être (ou pas) accusées à tort, ça aurait été pas mal, je crois! Je me suis pris à apprécier certains bouts de l'histoire.
Mais Bablet se sent obligé de faire une histoire moralisatrice. D'injustice, de sexisme, de colonisation, etc. C'est le Label 619, après tout. Pas trop le choix. La plupart des auteurs qui travaillent pour cet éditeur sont comme ça.
Et encore, pourquoi cette brique ne fait pas de vagues? Bablet n'est-il pas l'auteur chéri de cette maison d'édition? Tous ses gros albums se vendent comme des petits pains chauds! Pourquoi celui-ci est-il passé sous le radar? Bof, peu importe, vous ne manquez pas grand-chose! La BD prétend être d'épouvante et d'ésotérisme, je la qualifierais plutôt de virulente et noyée dans son activisme.
Dommage. Parce que j'aimais le concept!