Résumé: Les Mémés sont de retour pour vivre pleinement leurs plus belles années ! Huguette, Paulette et Lucette ont encore de nombreuses berges devant elles et elles comptent bien en profiter ! Avec sa bande de sacrées mémés, Sylvain Frécon s'attaque à de nombreux sujets d'actualité et de société, mais toujours sous le prisme de l'impertinence, de la légèreté et du franchement drôle.
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rofiter de ce qui reste de la vie, telle est la philosophie d'une bande de grands-mères aussi rock'n'roll qu'attachantes. Du marché au petit matin, au nettoyage des WC à grand renfort de javel et de Cif, en passant par une pause kebab avec les copines, les journées du trio des Mémés ne sont pas monotones.
Le quatrième âge n'a pas fini d'inspirer Sylvain Frécon. Tout en tendresse et sans concession, l'auteur dépeint le quotidien d'une bande d'amies à la recherche du temps qui reste. Le titre de ce sixième tome résume parfaitement le ton de la série. Entre tracasseries liées au train train quotidien et discussions autour d'un petit apéro au bar du coin, Huguette, Lucette et Paulette se posent également des questions existentielles faisant écho à celles de tout un chacun. La relation au corps et sa dégradation est un thème phare, qui revient régulièrement dans les planches, tout comme celle du plaisir sexuel pour les femmes de cet âge. Dans cet opus, le scénariste développe davantage les références à d'autres œuvres pour en rire, comme c'est le cas avec le film Soleil Vert, mais il incorpore aussi de nouveaux seconds rôles afin de traiter de la société dans son ensemble. Du burn-out médical (petite dédicace aux suppositoires) à la naïveté des forces de l'ordre, il livre un regard critique par les yeux des petites vieilles qui, loin de l'image d’Épinal, pourraient faire pâlir plus d'un Joseph Proudhon.
Son trait, identifiable entre mille, n'a pas changé depuis le début de la série, conférant un aspect unique à ses personnages. Le dessinateur alterne entre plusieurs types d'organisation de ses planches en fonction des sujets, allant d'une organisation classique à l'illustration en pleine page.
Increvables et inarrêtables, #les Mémés de Sylvain Frécon n'ont pas fini de nous faire mourir... de rire !