Info édition : Contient Lady Mechanika : The Monster of the Ministry of Hell (2021) #1-4. Couverture soft touch.
Résumé: Dans un asile victorien plein de détenus grotesques, de gardes sadiques et d'un médecin fanatique, une jeune femme se réveille pour découvrir que ses bras et ses jambes ont été remplacés par des membres mécaniques. Mais qui parmi cette horrible ménagerie est le véritable Monstre du Ministère de l'Enfer ? Les origines de la célèbre aventurière connue sous le nom de Lady Mechanika!
A
près une escapade espagnole, Lady Mechanika est de retour à... Mechanika City. L’occasion pour elle d’emmener Fred et Ellie à la fête de la Fondation et, le lieu s'y prêtant, de faire quelques confidences au docteur Littleton...
Il aurait fallu patienter pratiquement trois ans, presque jour pour jour, pour connaître la suite des aventures steampunks et mécanisées de l’égérie de Joe Benitez. Toutefois, malgré sept albums, la jeunesse de la Belle aux yeux rouges demeure un mystère. Le monstre du ministère de Satan est l'occasion d’en connaître un peu plus sur ses jeunes années... tout en prenant soin de ne pas révéler de ses origines, gage de la pérennité de la série.
Quoi qu’il en soit, ce dernier volet permet au dessinateur américain de se recentrer sur son art puisque la diffusion de sa production est reprise par Image Comics, ce qui laisse à espérer un rythme de parution plus élevé surtout s’il remet au goût du jour de nouvelles collaborations comme c’est le cas avec Siya Oum, dans ce qui pourrait être, dans quelques mois un neuvième opus ! Pour l’heure, Joe Benitez a œuvré seul sur une galerie de monstres de tout acabit et s’est lancé dans l’encrage de ses planches, toujours aussi denses et dynamiques grâce à une mise en page qui oublie les cases classiques pour jouer sur les superpositions et les incrustations. Finalement, Le monstre du ministère de Satan s’inscrit dans la continuité des opus précédents en cultivant ses petites faiblesses scénaristiques comme ses grandes qualités graphiques et semble vouloir densifier le fil de l’histoire en allant plus loin dans la psychologique de son héroïne, tout en se gardant bien de lui faciliter la vie...
Reste désormais à attendre patiemment que les deux derniers opuscules sibériens de The Devil in the Lake fassent, sans trop tarder, l’objet d’une levée de fonds sur Kickstarter pour envisager de les lire dans la langue de Molière... avant octobre 2026 !
Les avis
Sweethy
Le 14/12/2025 à 14:20:30
Pour l’instant, le tome 8 de Lady Mechanika est sûrement mon préféré de la série, même si elle n’est pas encore terminée. L’histoire ne se limite pas à des enquêtes steampunk spectaculaires, elle nous plonge vraiment dans la tête de l’héroïne et nous fait découvrir son passé mystérieux, ce qui rend cet album très personnel et touchant.
Au‑delà de l’aventure, ce tome explore vraiment la quête d’identité de Lady Mechanika. On découvre enfin des morceaux de son passé, ses souvenirs enfouis et ce qui l’a rendue telle qu’elle est aujourd’hui : une héroïne forte mais marquée par ses blessures. On en apprend aussi un peu plus sur certains personnages secondaires qui accompagnent le récit, ce qui enrichit l’histoire et ajoute de la profondeur à l’univers. Tous les décors et les éléments sombres servent à montrer la force intérieure de Lady Mechanika et sa reconstruction.
Les dessins sont toujours aussi impressionnants. L’univers steampunk, les détails et l’atmosphère rendent chaque page à la fois belle et chargée d’émotions.
Pour moi, ce tome n’est pas juste une aventure de plus. Il montre vraiment l’héroïne sous un autre angle : on voit ses émotions, ses doutes et ce qu’elle a traversé, ce qui rend l’histoire encore plus captivante et émouvante.