Résumé: Depuis qu'elle a fouillé dans le passé de sa mère, Kasane agit étrangement, allant jusqu'à confier son précieux rouge à lèvres à Nogiku... et à renoncer définitivement à sa carrière d'actrice ! La Princesse de l'aube, la pièce de Kingo Habuta, devient à ses yeux l'ultime occasion de briller sur scène, mais aussi un insurmontable chant du cygne...
Ébranlés par une telle déclaration, Nogiku et Kingo décident de mener l'enquête et découvrent avec stupeur la composition du mystérieux pigment rouge capable d'échanger les visages ! Cet ingrédient pourrait bien être la solution à tous les problèmes de la jeune comédienne...
Découvrez un conte cruel et vénéneux, dans lequel la puissance évocatrice du trait de Daruma Matsuura fait merveille ! Nominé en 2015 pour les prestigieux Taisho Awards, ainsi que pour le prix du manga Kodansha, Kasane - La Voleuse de visage ensorcelle et tient en haleine les lecteurs japonais depuis le début de sa publication.
Je m’attendais à un tome plus flamboyant, une montée plus prenante aux tripes pour ce final.
D’abord, on repart sur le passé de la mère, ce qui prend pas mal de temps pour combler des trous que je n’avais pas aperçu – toute l’histoire de Nagi, bon, ben ça n’apporte pas grand-chose à ce qu’on sait déjà…
Arrive la partie à laquelle je m’attendais depuis le début : mais pourquoi ne s’accepte-t-elle pas comme elle est ? C’est méga limité de dire que le monde tourne autour de la beauté ! Ok, les jeunes qui réussissent à Hollywood sont plutôt badass mais y’a quand même des gueules cassés qui ont du charisme, des Sean Penn, Buscemi, Danny Trejo, Vincent Schiavelli ou Christopher Walken, Rossy de Palma, Alice Saprich, Sandra Bernhard…
Bref, voici venu le temps des rires et des chants, de l’acceptation de soi…
Sauf que non.
Sans la beauté, le talent semble disparaître…
Ce final qui paraissait monter crescendo s’embourbe dans une acceptation de choix qui ne fonctionne pas mais si mais non mais attendez mais en fait peut-être ou alors un peu juste la troisième fois…
C’est pas éblouissant, comme morale.
Pas plus que le final que je n’avais pas vu venir, intéressant, original le retour de ce personnage vengeur… mais là aussi, flou.
Qu’est-ce qui s’est-il réellement passé ?
Quelle est la conclusion ? Que celle qui a tout perdu perd encore plus ? Que la méchante finit tranquille ?
Une œuvre intéressante dans l’ensemble qui semble cependant parfois, souvent, échapper à son créateur.