Le 21/01/2026 à 18:56:10
J’ai découvert Daniel Warren Johnson à la sortie de cet album en VF et, malgré un très bon dessin, je n’ai pas du tout accroché au scénario et à son abondance d’action. Depuis, j’ai gardé cette première impression d’un auteur un peu bourrin. La couverture est en ce sens bien représentative du contenu : une jeune fille à la main coupée, du sang et des morts en pagaille et quelques croquis qui s’envolent pour tenter d’atténuer la violence générale du propos (Extremity 2017, #1-12). L’univers d’Extremity est un mélange de science-fiction et de fantastique – on s’y déplace en vaisseau spatial autant qu’à dos de dragon et on s’y bat au canon autant qu’à l’épée – et son monde est ravagé par une guerre absurde entre les rouges, les Roto, et les verts, les Paznina. Notre héroïne, Théa, une artiste, après avoir trucidé tout ce qui bougeait sur une première moitié d’album se dit que, peut-être, ce n’est pas la solution pour une paix durable. Elle va donc chercher bonheur ailleurs jusqu’à ce que l’histoire s’achève, à nouveau, par une immense bataille entre monstres, méchas et autre artillerie lourde. Sur douze épisodes, étonnamment non chapitrés, il s’en passe des choses évidemment mais j’ai le sentiment que les combats et les diverses amputations occupent la moitié des planches. Malgré quelques éclairs de lucidité ("Une main pour une main ne mènera qu’à la perte de la seconde main."), ce n’est pas bien finaud et l’intrigue reste jusqu’au bout bien bourrine. Dommage car le dessin est chouette, on sent que l’auteur maitrise les scènes d’action et autres défouloirs en tout genre, mais j’attends davantage d’un scénario.BDGest 2014 - Tous droits réservés