Résumé: La jeune Dina, dont le père a mystérieusement disparu depuis un an, vit seule avec sa mère. Mais pour l'instant, c'est direction vacances, dans le petit village de sa nonna ! Mais voici que Dina se réveille un beau matin rétrécie à une taille de 5 millimètres ! Autour d'elle, les habitants du Millimonde, un village de lilliputiens installé dans le grenier de nonna ! Dina va devoir maintenant affronter chat et insectes devenus géants, luttes de pouvoir au sein du village, mais aussi un bien étrange secret pâtissier...
Lapuss' (Les Minions, Putain de chat) maîtrise l'art du gag, qu'il mêle ici à une grande aventure pleine de rythme et d'émotion, portée par le sublime dessin d'Antonello Dalena (Ernest et Rebecca).
D
epuis la disparition de son mari Luigi, il y a bientôt un an, Alba n'a plus une minute à elle. Inquiète, elle doit malgré tout surmonter son chagrin et partage son temps entre son patron qui l'assomme de travail et sa fille Dina, en pleine crise d'adolescence. Aussi, la mère de famille voit d'un très bon œil l'idée de quelques jours de repos chez sa maman, Caterina. Mais rapidement rappelée auprès de son employeur, Alba doit repartir et laisse sa fille écouter sa grand-mère lui parler de la soi-disant malédiction familiale...
Destinée à un public jeunesse, Dina et le millimonde est le fruit de l'imagination de Stéphane Lapuss' (Le Piou, Putain de chat) et des crayons d'Antonello Dalena (Sybil, la fée cartable, Ernest & Rebecca). Dans l'esprit de Chérie, j'ai rétréci les gosses, Arthur et les minimoys ou encore Epic – La Bataille du Royaume Secret, leur héroïne va découvrir le monde à hauteur d'insecte. Toutefois, exit les artifices scientifiques ici, cette situation est liée à son histoire de famille et plus précisément au passé de sa grand-mère.
Hormis la première page, le début de cette histoire semble des plus classiques avec une mère et sa fille qui ont du mal à communiquer. Mais une fois l'introduction passée, elle prend une tournure fantastique sur fond de mystérieuses disparitions. Le rythme s'accélère tandis que la trame alterne entre situations cocasses et dangers. Habitué des gags en une ou deux planches, le scénariste se montre à l'aise sur ce format plus long. Le mélange de séquences d'action et de passages humoristiques - notamment grâce aux personnages secondaires - est équilibré et l'intrigue rapidement prenante.
Graphiquement, Antonello est en terrain connu. L'artiste, qui a fait ses classes chez Disney puis dans l'animation, s'appuie sur son trait rond, vif et extrêmement lisible. Il est accompagné à la colorisation par sa complice, Cecilia Giumento, dont l'apport ajoute à la clarté des planches. La fluidité est de mise et, même si de nombreuses questions restent en suspend, l'immersion est réelle et le plaisir présent jusqu'à la dernière page.
Dina et le millimonde commence de bien belle manière. Une nouvelle série jeunesse agréable et joliment mise en scène qui, sans totalement surprendre les plus âgés, devrait ravir le jeune lectorat.