Résumé: Après s'être investie de nombreuses années dans la communication et les relations presse dans l'humanitaire (Handicap International; Action Education), l'environnement (Fondation européenne pour l'environnement) et l'information géographique et forestière (IGN),
Sophie Couturier a choisi l'écriture pour mettre en avant des femmes inspirantes et la forme moderne du roman graphique pour s'adresser à toutes les générations. Engagée dans les causes féministes, elle a milité deux années aux côtés de Gisèle Halimi à Choisir la cause des femmes dont elle a été secrétaire nationale.
En 2022, elle publie aux éditions Steinkis le best-seller coscénarisé avec Annick Cojean, grand reporter au journal Le Monde : ''Une farouche liberté, Gisèle Halimi, la cause des femmes'', lauréat du Prix Lycéen Social'BD 2024.
Prix Artémisia pour ''Glenn Gould, une vie à contretemps'', primée deux fois au festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 2022 et 2001, au salon du livre de Montréal et nominée aux Eisner Awards au Comic-Con international de San Diego,
Sandrine Revel est toujours en quête de nouveaux défis. Peintre, illustratrice, créatrice de NFT, elle travaille pour la presse et expose ses toiles entre Paris et Bordeaux, mais reste avant tout créatrice de bande dessinée. Après des études aux Beaux-Arts de Bordeaux dans lesannées 90, elle publie son tout premier livre en 1996 et n'a jamais arrêté depuis. Elle a réalisé plus d'une vingtaine de BD, jeunesse, fiction, biographie, conte, documentaire... Elle explore de nouveaux horizons pour ne jamais s'ennuyer.
J’aimais beaucoup la princesse du peuple et j’ai été profondément bouleversé par sa disparition tragique. Cela peut sembler futile, mais j’avais énormément d’estime pour une personne riche qui se souciait véritablement du bas peuple, et surtout des plus malades et opprimés. C’est sans doute mon côté fleur bleue...
J’aimais sa sincérité, exprimée lors d’interviews relayées dans le monde entier, notamment celle donnée au journal Le Monde en 1997, entretien mené par Annick Cojean. Cette BD révèle ses dernières confidences, qui firent l’effet d’une bombe avant son décès alors qu’elle était traquée par les médias et les paparazzis du monde entier.
C’est vrai que cette interview, intervenant quatre jours avant sa mort, confère à ce qu'elle voulait laisser comme héritage un aspect testamentaire. Aujourd’hui, Charles règne sur le Royaume-Uni et est marié à Camilla, qui est devenue reine consort. Elle se retournerait peut-être dans sa tombe en voyant l’écho public de son combat et les débats autour de sa vie privée et de son héritage.
Cette BD se sert surtout de l'image de Diana pour raconter l'histoire de la journaliste qui est la véritable protagoniste principale. On entre dans le journalisme d'investigation en voyant les dessous de cette interview. On apprendra au passage que Lech Walesa était un véritable mufle...
Le dessin est clair et expressif, avec une esthétique biographique qui sait alterner portraits intimes et scènes publiques. Le style privilégie une lisibilité bienvenue pour appréhender le drame et les enjeux humains, tout en conservant une atmosphère élégante et respectueuse.
Cette BD offre une lecture intime et critiques des combats de Diana, mêlant empathie et analyse médiatique, et invite à réfléchir sur le poids des figures publiques face à l’obsession des médias et à l’héritage qu’elles laissent.