Le 16/01/2026 à 07:41:56
Corto Maltese, le marin légendaire à la boucle d'oreille, continue de fasciner par son voyage à travers le monde, le temps, et l’Histoire. "La ligne de vie" s’inscrit comme le cinquième opus de la série, une aventure qui mêle onirisme et ésotérisme, créant une atmosphère à la fois mystérieuse et envoûtante. Ce personnage, ni bon ni méchant, mais plutôt un contrebandier-poète qui traverse les tumultes de son époque, incarne une vision nuancée de la moralité et de l’engagement. Son influence sur la bande dessinée moderne est indéniable, sculptant un mythe dont la légende perdure. Le créateur d’Hugo Pratt, aujourd’hui disparu, souhaitait que Corto continue à vivre, même sous la plume d’autres auteurs. La série a ainsi été reprise en 2015, alors que le dernier album d’Hugo Pratt datait de 1992, ce qui témoigne du caractère intemporel et vivant de ce héros. Le présent album, intitulé « La ligne de vie », est le cinquième de la série adaptée par Diaz Canalès et Ruben Pellejero. Il faut aussi noter que Bastien Vivès et Martin Quenehen se sont emparés du mythique personnage dans une autre série parallèle, afin de le plonger dans notre époque contemporaine, rompant totalement avec le contexte initial de 1887 à La Valette, à Malte. Le dessin de Ruben Pellejero est remarquable. Fidèle au style de Pratt, il se distingue par sa ligne claire, précise et lisible, contrastant avec le trait plus lâché de ses dernières œuvres. Son talent permet d’insérer harmonieusement "La ligne de vie" dans l’univers visuel de la série, tout en apportant sa propre touche, ce qui enrichit l’expérience de lecture. Cette aventure place Corto dans le contexte de la guerre des Cristeros qui désigne le soulèvement d'une partie de la population mexicaine de 1926 à 1929, principalement rurale et catholique, contre le gouvernement, qui tente l'application stricte de la Constitution de 1917 affaiblissant le pouvoir de l'Eglise. Cela se terminera d'ailleurs par un accord en 1929 rendant le culte à nouveau libre mais également par l'assassinat du général Gorostieta qui avait mené la rébellion par les services secrets du gouvernement mexicain. On verra d'ailleurs cette scène marquante dans la BD. Au final, cet album confirme la place de Corto Maltese comme un héros légendaire, capable de s’adapter et d’évoluer tout en conservant son âme de voyageur intemporel. Une lecture incontournable pour les amateurs de la série et tous ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir cet univers mythique réinventé avec brio.Le 13/04/2025 à 12:09:27
Un album assez déroutant car Corto joue "les infiltrés" en se faisant passer pour un conservateur de musée britannique. Il se retrouve une nouvelle fois mêlé à une guerre civile, cette fois-ci, en plein coeur du Mexique. Pour faire plaisir aux fans, les auteurs nous ressortent ce bon vieux Raspa qui joue les prêtres dans la jungle. Des retrouvailles toujours rejouissantes.Le 11/01/2025 à 00:33:25
J'avais fait le choix de me limiter aux albums originels d'Hugo Pratt. Et puis on m'a offert cet album qui est donc le premier que je lis du duo Diaz Canalès / Pellejero. C'est peut-être un a priori mais j'ai trouvé le scénario bien moins fluide, parfois hésitant, parfois me perdant que les productions de Pratt. Tout comme le dessin qui est un ersatz de ce qu'il faisait. Ca se lit, c'est correct, mais ce n'est qu'une pâle imitation de Corto Maltese.BDGest 2014 - Tous droits réservés