Le 23/12/2025 à 10:30:39
"L'ère des châtiments" regroupe plusieurs cycles inégaux en terme de contenu et d'intensité, à commencer par "Le cycle des enfants perdus" sur le T14 et T15 qui propose selon moi ce qu'il y a de plus maladroit dans "Berserk", une quête annexe qui n'apporte pas plus de réponse au récit, des combats interminables qui se transforment en marre de sang et en transformations mutantes excessives de démons, le plaisir est très mesuré, malgré un dessin toujours aussi beau et précis. "Le cycle des Enchainés" trouvera un peu plus sa place dans le paysage de "Berserk" avec l'arrivée d'un nouveau personnage clé, Farnese, mystérieuse et insoupçonnée. Fervente croyante d'un Dieu religieux, elle sera confronté à la "réalité" de Guts qui passe la nuit à chasser les forces obscures. "Le cycle de la Naissance" arrivant au milieu du T17 s'annonce encore plus noir, éprouvant physiquement et psychologiquement. Dans sa construction, on retrouve la forme de génie de l'Age d'Or (du T3 au T14) avec un superbe montée dramatique du T.17 au T.20, mêlant d'autant plus de nouveaux personnages avec d'anciennes têtes. Le fantastique va prendre une grande place sur ce cycle avec un développement de l'univers de manière démente (depuis ce fameux T.13), au travers de figures ténébreuses qui ne cesseront d'hanter les protagonistes et le Midland (Albion dans ce cycle). Aux démons se mêlent la souffrance de l'homme et toutes ses déviations possibles : violences, tortures, luxures. Cependant, il faut passer par l'ennuyeux T20 pour arriver au point culminant du "Cycle de la naissance" (qu'on peut associer à l'occultation du T.13) dans le T21. Mais ce dernier reste pour moi une déception, tant la fantasy et l'héroic fantasy prend le dessus sur la complexité des personnages et leurs souffrances. Tous les personnages du cycle ne sont pas forcément intéressants, je pense à Isidro, mais aussi à Nina, deux personnages puérils. Je n'aime pas non plus le personnage de l’Apôtre, sans nuance (c'est Dieu ou rien), avec de vrais longueurs où n'apparaissent que des scènes de duel sans fin...Ce n'est pas les tortures de la "Tour de l'Ombre" qui me font le plus souffrir, mais vraiment ces combats interminables, parfois difficile à suivre dans le dessin et dans la lecture de Berserk. Le dessin de Kentaro Miura est magnifiquement orchestré avec toujours beaucoup de détails, ultra technique, où les émotions transparaissent et font vivre pleinement l'histoire de "Berserk" . Un récit d'autant plus mature que le dessin touche à son paroxysme. Tout de même, un bémol au vu de la complexité des illustrations, le format manga n'est pas adapté à la complexité de certains combats, peu lisible sur ce format, surtout sur les planches avec de multiples cases. En conclusion, il y a du bon mais "L'ère des châtiments" est moins bouleversante que sa prédécesseure, qui a l'honneur de construire admirablement certains nouveaux personnages, sait mêler le drame au chaos, l'épique à la beauté. Mais ce perd parfois dans les détails, dans sa montée en puissance et surtout les combats purs avec le malin qui se transforme sans arrêt en quelque chose de plus costaud. Un tome 21 qui clôture un grand chapitre pour en ouvrir un nouveau, celui du retour de Griffith. Une suite pleine d'espoir mais que je n'ai pas forcément envie de lire tout de suite au vu de la démonstration en dents de scie de ce cycle.Le 20/10/2007 à 18:14:06
Encore un très bon volume certes essentiellement concentré sur les combats contre les montres de la tour des Châtiments. Ces combats vont avoir de grandes répercutions sur les personnages présents aux côtés de Guts à ce moment. Bref encore de grands moments en perspective.BDGest 2014 - Tous droits réservés