Le 20/12/2025 à 18:34:03
En 2017, la mini-série Batman: Metal mettait en scène des versions alternatives et perverties du Chevalier noir. De ce multivers plus ou moins imbitable, le Snyderverse, sortait cependant un personnage qui tirait son épingle du jeu et que j’avais alors particulièrement apprécié : le Batman qui rit, une itération maléfique d’un Batman perverti par le Joker et antagoniste principal du récit imaginé par Scott Snyder. C’est l’histoire de ce personnage dont il est question dans cet album (The Batman Who Laughs 2019, #1-7 et The Batman Who Laughs: The Grim Knight 2019, #1). En une phrase, le scénario pourrait se résumer à Batman contre Batman contre Batman ; une version intoxiquée de l’un affronte une version maléfique de l’autre tandis qu’une troisième version meurtrière se mêle à la partie. C’est basique, on nage en plein multivers noir – et je ne retiens pas un mot de cet aspect – mais l’histoire reste malgré tout plutôt terre-à-terre, du moins jusqu’aux deux derniers épisodes. L’idée de Snyder tourne autour du sombre destin qui attendait Bruce Wayne s’il avait pris une trajectoire plus violente lorsque ses parents se sont fait descendre. Alors qu’il pourchasse à longueur de temps des adversaires toujours plus dangereux, on pourrait comprendre son souhait d’user de méthodes plus définitives… À l’exception d’un épisode illustré par Eduardo Risso consacré au Batman des forces spéciales, la mini-série est dessinée par Jock qui retrouve ici Snyder près d’une dizaine d’années après leur collaboration sur Batman : Sombre reflet (où le commissaire Gordon et son fils jouaient déjà les premiers rôles). Son trait est reconnaissable entre mille et j’ai aimé la radicalité de sa proposition qui correspond bien à la noirceur de l’intrigue. Je m’étonne d’ailleurs beaucoup que la couverture retenue par Urban Comics ne soit pas de l’auteur, cela paraissait être une évidence pourtant.BDGest 2014 - Tous droits réservés