Le 02/04/2025 à 22:42:34
C'est au tour de "Au nom du pain" de faire briller un des fleurons de la gastronomie française. L'époque dans laquelle se passe le récit se trouve être la réussite même de la série. En temps de guerre, tickets de rationnement et contrôle des populations par les forces allemandes, on ressent le poids de cette surveillance tout au long de la lecture. Si l'époque 1 (T1 et T2) réunie toute la tension et l'intensité nécessaire pour en faire une belle série, le 3ème tome avec la 2ème époque fait flop et la narration initiale s'écroule sous le poids du trop plein d'informations, une jolie déception en fin de bouche. Dans le dernier tome de la série (T3), le récit ne parvient pas à centrer son attention sur une seule famille ou une seule histoire : trop de détails, trop de changements de personnages et de narrateurs c'est difficile de suivre. Le rebondissement proposé à la fin du T2 est balayée d'un revers de la main en 2/3 planches dans le T3. Alors que Marie et Marcelin sont des personnages centraux et attachants dans l'époque 1, l’intérêt disparait par la suite. Difficile de s'attacher ensuite à l'armada de nouveaux personnages présentés, des différents intérêt familiaux, c'est très fouillis. Le trait de Lejeune est sympathique et dessert bien le récit. Des planches vives aux couleurs modernes et un soin particulier accordé aux personnages, visages et expressions. Un bémol, les bulles de dialogues entrecroisées de la sorte ne rendent pas forcément le récit des plus lisibles et leur lecture m'a sorti parfois de l'histoire pour savoir qui parle. Dans le T3, on ressent également une moindre attention au niveau du dessin, moins appliqué ; le trait est plus gras, moins précis, surtout dans la deuxième moitié à partir du mariage de Marie. On ressent toute la difficulté des auteurs pour maintenir l'attention du lecteur avec une qualité de dessin qui s'étiole, c'est dommage car cette série a bien commencé mais elle n'a pas su rebondir.BDGest 2014 - Tous droits réservés