Résumé: L'histoire se focalise sur Kazuma Waku, un jeune homme qui sort de prison après avoir purgé une peine de sept ans. Son crime ? Avoir ôté la vie à l'homme qui avait poussé sa petite sœur, Yuri, au suicide
Le récit ne s'intéresse pas tant aux faits passés qu'à l'état psychologique de Kazuma. Libéré, il n'est pas apaisé. Au contraire, il est hanté par le meurtre commis et rongé par une culpabilité si écrasante qu'il est résolu à expier son crime en se donnant la mort. La quête de rédemption, ou plutôt de libération par la mort, est le moteur initial de l'intrigue.
C'est alors qu'il se rend sur la tombe de sa sœur pour un adieu définitif, que Kazuma fait une rencontre inattendue : une jeune fille dont le visage lui est étrangement familier. Cette apparition mystérieuse vient briser sa résolution suicidaire et introduit l'élément clé qui va relancer l'histoire. Qui est cette jeune fille ? Quel lien a-t-elle avec Yuri et le passé traumatique de Kazuma ?
Pour ceux qui apprécient les séries courtes, intenses et psychologiquement éprouvantes comme Veux-Tu Que Je Tue Pour Toi ? ou d'autres titres de la collection Moonlight, Au bout du chemin est un ajout incontournable. Il explore la possibilité de la rédemption après un acte extrême et la façon dont le passé continue de dicter le présent. C'est un manga qui ne laisse pas indifférent et force le lecteur à réfléchir sur les notions de justice et de pardon.
Nous avons un récit d'une rare maturité qui ne fera pas dans la joie et l’allégresse mais sans tomber non plus dans un côté trop larmoyant. On est clairement dans un registre assez dérangeant avec des thèmes forts et des personnages souffrant véritablement pour des raisons bien valables.
Un jeune garçon qui vient de sortir de prison après avoir purgé sa peine pour avoir tué le professeur qui a violé sa jeune sœur est accueilli par sa mère qui est rongée par la culpabilité de ne pas su avoir protégé ses enfants.
Oui, on nage en plein drame qui semble en faire des tonnes dans l'exagération. Il faudra bien s'accrocher car les choses vont un peu plus se compliquer avec l’émergence d'une jeune fille dans la famille déjà brisée.
J'ai beaucoup aimé ce graphisme malgré un trait plutôt sombre et charbonneux qui donne une réelle impression de paysages hivernales assez mornes. Par ailleurs, le dessin rend assez bien l'expressivité des personnages.
Pour le reste, on suivra ce récit sans perdre une miette car il faut dire qu'on est tout de suite pris dans la tension palpable de ce thriller psychologique qui s'annonce prometteur.